Éléments récents

Alternative

Ça y est, j'ai franchi le pas : j'ai demandé une place en hôpital de jour. Après l'échec de ma dernière cure, je n'ai plus d'alternative : je dois poursuivre avec des activités thérapeutiques si je veux m'en sortir.

Architecture

Voilà dix jours que je suis en cure et déjà, l'alcool me semble loin de moi. Je sais bien que c'est prématuré de dire cela et que je suis dans une position très fragile, mais le fait de me retrouver dans ce cocon, entouré et protégé, me rassure. L'habitude que j'avais de boire me paraît désormais irréelle tellement je n'y pense pas. J'essaye de m'investir à fond dans ma cure, afin de définir pour ma vie future un nouveau chemin, où l'abstinence sera le mot-clé : je veux, et je vais, dessiner une nouvelle architecture à ma vie, redevenir acteur et non plus spectateur, devenir maître de mon destin, tout comme le cerf est le maître de la forêt.

Extravagance

Je suis arrivé au Centre Gilbert Raby jeudi dernier pour ma seconde cure en moins de six mois. Je dis bien seconde, et non deuxième, car je veux me donner tous les moyens de réussir celle-ci.

Être seul

Je suis seul, je reste seul, parce que je le veux. Les seuls moments où je me sens heureux, où je me sens vivre, c'est justement ces moments où je bois la Mort.

Un lion en cage

Je recommence à tourner en rond. Désormais, mon salut passe par de longues marches au bord de l'océan. Il m'arrive de m'arrêter mais dès ces moments, l'envie d'alcool se fait ressentir. J'ai pourtant fait cette cure au Centre ! S'il suffit de six jours pour replonger, je ne sais vraiment pas si je vais m'en sortir ; déjà que je ne sais pas si je veux m'en sortir…

Ma place

Le monde avance et je ne sais toujours pas si j'en fais partie. Cinq jours que je suis sorti de cure et pourtant, je me pose encore la question : ai-je trouvé ma place ? Si j'analyse froidement la question, la réponse est clairement « non ». Je n'ai pas encore quitté la bulle qui m'entoure et me protège, malgré moi. Le cocon du Centre était salutaire ; la prison de ces vacances forcées m'étouffe. À force d'être entouré, contre mon gré, je ne sais plus où j'en suis. La seule chose qui me fait tenir en ce moment, c'est le nouvel appartement que j'aurai dans un mois, avec tout ce que ça comporte de liberté mais aussi de responsabilités. Ce moment me tarde ; ça fait trop longtemps que j'attends. En plus, je me suis fixé des objectifs de vie, qui me semblent réalistes. J'espère pouvoir les tenir. En attendant, je tourne en rond. Je n'ai même pas le réconfort de mon ordinateur et d'Internet, ces compagnons de longue date…

Qui sommes-nous ?

Exaspération, c'est le site où vous pouvez exprimer vos coups de gueule face à tous les tracas, gros ou petits, de la vie quotidienne.

Quand vous avez l'impression que le monde autour de vous devient fou, venez le raconter ici !